Gaelle 2

Bonjour, je m’appelle Gaëlle, j’habite à Agen, j’ai 30 ans, je suis infirmière à mes heures perdues et par-dessus tout passionnée de musique, c’est devenu l’essence de ma vie et aussi mes plus belles rencontres. Je suis d’ailleurs devenue depuis 3 ans rédactrice d’un webzine musical et programmatrice dans une petite salle, espérant un jour en faire mon métier.

Quand je découvre Jonny Lang, j’ai 12 ans c’est à la sortie de son album en 1996. Un extrait à la télé, une offre promotionnelle, Lie to me se perd au milieu des cd de boysband et oui 12 ans rappelez-vous. La commande est passée, j’ai aimé sa musique dès la première écoute, c’est d’ailleurs le seul artiste que je prends toujours autant de plaisir à écouter après autant d’années malgré un laps de temps assez long où j’ai décroché, soyons honnête.

Pour la petite anecdote, j’ai eu la chance de travailler Darker Side lors d’un atelier musical en tant que chanteuse et je n’ai jamais autant pris mon pied sur un morceau.

Le temps a passé, j’ai découvert le festival de Cognac il y a 4 ans, 4 ans que je piste en espérant y voir Jonny Lang, j’ai même supplié le président que je connais et voilà que cette année, mon vœu est exhaussé et même doublement puisqu’il joue à Cahors 2 semaines après.

J’ai passé les 6 mois précédents le concert à faire le décompte, à l’écouter à m’enivrer, à rêver de cet instant, attendu depuis 18 ans, plus de la moitié de ma vie.

Mercredi 2 juillet, c’est en me levant que je réalise vraiment ce qu’il s’est passé hier soir à Jarnac, ce mardi 1er juillet 2014. Me voilà submergée d’émotions, c’était vraiment le plus beau soir de ma vie, je venais juste de réaliser un de mes plus grands rêves si ce n’est le plus grand : voir Jonny Lang sur scène.

C’était un show absolument monstrueux, l’excellence même avec pourtant tellement de simplicité et d’humilité dans le regard. Le genre de claque qui vous retourne, il y a un avant et un après. Lui et ses musiciens, juste des tueurs aussi, ont enchainé les morceaux dans une cadence infernale. Je reconnais quasiment tous les morceaux dès les premières notes, c’est à chaque fois le même frisson, cette fois ce n’est plus l’album mais le live ! Je suis au pied de la scène, au cœur même des vibrations, c’est grandiose ! Sa voix légèrement éraillée est toute aussi déconcertante. Il joue en permanence sur l’intensité se promenant dans une tessiture vocale impressionnante. Il va chercher l’émotion dans la profondeur de nos tripes que ce soit en puissance comme dans A quitter never lives ou tout en sensualité avec le sublime Red light. Ses solos de guitare à l’infini provoquent une tension palpable, il nous tient à bout de notes, à bout de souffle. Je décolle, il m’embarque dans d’autres sphères, tout près des étoiles.

Et ces quelques secondes, les yeux dans les yeux, sont gravées à jamais dans ma mémoire, une première rencontre avec cet artiste qui me fait vibrer depuis tant d’années. Cet instant où le temps est suspendu.

Il y a quelques jours, j’ai eu 30 ans, ce fut juste le plus beau cadeau dont je pouvais rêver et je n’ai qu’une envie, retourner dans le passé pour souffler à l’oreille de cette petite fille : tu le verras en vrai un jour ! Parce que même avec du recul, cela me parait encore irréel tellement ce fut magique.

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