Who is JL ?

Jonny à Amsterdam. 29.07.2013Jonny Lang naît le 29 janvier 1981 à Fargo, dans le Dakota du Nord. Si cette petite ville est connue grâce au film des frères Coen, en revanche elle n’a rien d’un berceau du blues. Les méandres du Mississipi sont loin …

Jonny, 3ème enfant de Jon et Marcia Langseth, et leur seul garçon, manifeste très tôt une aptitude au chant. Il reprend dès 3 ans « Billie Jean » de Michael Jackson. A 11 ans, il s’essaie au saxophone. Mais c’est à 12 ans, après que son père lui ai fait rencontrer un groupe de ses amis, le Bad Medicine Blues Band, que Jonny découvre la guitare. Mieux, Ted Larsen, le guitariste du groupe, lui sert bientôt (début 1993) de professeur particulier, en lui faisant découvrir les ténors du blues, que Jonny copiera bientôt note à note en délaissant la pop et le grunge des ados de son âge.

Impressionnés par son potentiel musical, les membres du Bad Medicine blues l’intronisent à 13 ans comme chanteur vedette et guitariste. Le groupe se rebaptise même « Kid Jonny Lang and the Big Bang » et sort « Smokin’ », un disque qui s’écoulera à 25 000 exemplaires, sort plus qu’honorable pour un disque indépendant. De plus en plus connu sur la scène locale de Fargo, le band déménage aussi à Minneapolis, la grande ville du coin, et carrefour plus prometteur pour percer dans le milieu musical. Nous sommes le 10 juin 1995.

 

Smokin hot…

Jonny a tout juste 14 ans quand sort « Smokin’ » (1995). La critique musicale apprécie la voix rauque de ce jeune blanc bec tombé dans le blues, sans parler de son jeu de guitare plus que crédible et de prestations live jugées mémorables. Pour preuve, les concerts dans les Twin Cities affichent complet. Il n’en faut pas plus pour que le label A&M propose à bientô Jonny de signer un contrat pour trois disques, mais sans les musiciens du groupe.

Jonny signe en 1996 et enregistre son second album, avec des musiciens de Minneapolis avec qui il refonde un nouveau groupe plus sobrement connu comme le « Jonny Lang Band ».

 

Sans mentir…

C’est avec le concours de ces musiciens qu’est enregistré en janvier 1997 l’album « Lie to me », qui grimpera aussitôt dans les charts américains et fera rapidement le tour du monde, propulsé par un titre phare, « Lie to me », qui donne même des frissons à des limiers du blues comme Jimmy Thackery. Les 13 titres de blues-rock de « Lie to me » qui rappellent aussi bien Albert Collins que Stevie Ray Vaughan frappent donc aussi bien l’oreille des critiques que du grand public. Les vétérans du blues eux-même s’avouent impressionnés par la maturité musicale de l’adolescent. Le même Thackery déclarera à propos de Jonny : « Il joue tellement bien… Je veux lui casser les doigts ! ».

Lang propose un dialogue constant entre chant et guitare à l’instar de BB King ou Buddy Guy, en reprenant la férocité du Chicago Blues à son compte dans les soli de guitare, ainsi que le son soul de Stax et Motown dans ses envolées vocales. Les références sont audacieuses, et l’héritage pleinement assumé, ce qui ne lasse pas d’étonner pour un jeune homme de 17 ans. Non sans malice, Lang dira lors d’interviews : « J’étais un snob du blues à 13 ans, vous savez… ».

« Lie to me » est récompensé en moins de quelques mois d’un Platinum award avec plus d’1 million de copies vendues dans le monde, et c’est le début des tournées internationales.

 

Vagabondages musicaux

Un an plus tard sort « Wander this world », le troisième album. Là encore, le jeune prodige du blues surprend. Sa voix a encore évolué en puissance et raucité, tandis que les parties de guitare sont plus rythmiques, pour sortir du blues-rock et s’aventurer dans le funk, la pop et la soul. L’album semble moins homogène que « Lie to me », mais plus novateur. C’est souvent celui qui est considéré comme le meilleur opus de Jonny Lang par ses fans, avec « Lie to me » qui séduit plutôt les puristes du blues.

Jonny Lang, très prisé par des musiciens de tous horizons, est souvent invité dans des sessions studio allant de Willie Nelson à Syl Johnson. Mais une telle reconnaissance à un si jeune âge n’est pas toujours facile à gérer, et Jonny succombe parfois aux sirènes de l’alcool et de la drogue. Ses prestations live semblent ne pas s’en ressentir, mais le temps coule et les ennuis pleuvent pour le musicien : mort de son bassiste Doug Nelson en 2000, troisième album enregistré mais qui ne verra jamais le jour, mort de son beau-père, déboires de sa compagnie de disques…

Son mariage avec Hayley Johnson (qu’on pouvait apercevoir en 1997 dans le clip « Missing your love » issu de « Lie to me ») semble être le seul événement positif majeur dans cette période de troubles, le 8 juin 2001.

 

Lang time coming

En 2003, Jonny enregistre « Long time coming », tel un phénix renaissant de ses cendres après 5 années de césure plus ou moins forcée. Le disque rencontre un succès d’estime mais semble relativement boudé par les fans de la première heure, un peu échaudés par ces chansons qui lorgnent vers le pop-rock FM malgré quelques ballades folk et une reprise magistrale de « Livin for the City » de Stevie Wonder.

Jonny affirme qu’il préfère se concentrer sur la composition et délaisser les soli de guitare cinglants qui pour mettre en valeur son chant. On est toujours chez Stevie, mais plus Stevie Wonder que Stevie Ray Vaughan. Cet album marque surtout pour le musicien un tournant, en montrant que Lang ne se cantonne pas au blues-rock qui a fait sa renommée et entend explorer de nouvelles pistes. « Wander this world » le présageait, « Long time coming » le confirme sans discussion possible.

 

Retournement

Papa de 2 enfants, Jonny tourne moins, et met trois ans à préparer ce qui sera son 4ème opus officiel. En 2006, « Turn around » sort, et cette fois encore, détone par rapport aux albums précédents. On y retrouve du pop-rock, ainsi que du blues, mais cette fois c’est dans le Gospel et le folk que Jonny puise sa principale inspiration. La critique se montre plus positive envers ce disque qu’elle ne l’était envers le précédent. En témoigne un Grammy Award et un surcroît de collaborations avec des artistes tels que le Fisk Jubilee Choir de Nashville, l’un des plus grands groupes historiques de Gospel, en marge de l’enregistrement de l’album.

Dans « Turn around », c’est encore le chant qui domine, renforcé par un instrument jusque là discret dans la discographie de Jonny Lang : l’orgue. Jonny brille à travers des morceaux soul-gospel intenses qui racontent son expérience de vie : il s’est converti au christianisme quelques années plus tôt, et cet album constitue en quelque sorte sa profession de foi. « Turn around » signifie « conversion », et le titre éponyme de l’album présente un objet musical et spirituel très fort comme témoignage de cette conversion.

« I’m only a man », chanté en duo avec sa femme, pousse encore plus loi l’introspection, avec une discussion symbolisée entre Jonny et Dieu. Le morceau, une ballade acoustique dépouillée, offre l’un des moments les plus forts dans l’écoute de la discographie de Lang.

 

Un temps pour tout

Jonny Lang continue ses tournées, mais se produit principalement aux Etats-Unis pour mieux voir sa famille. En 2013, il est désormais père de quatre enfants : Raimy, Sailor, Rennix et Lilou Jaymes (née en mai 2013). Il passe néanmoins pour quelques dates en Europe l’été 2011, pour le plus grand plaisir de fans européens dont certains ont attendu plus de 10 ans depuis le « Wander this world » tour pour revoir leur artiste préféré. Les humbles auteurs de ce site web ont ainsi pu assister à un mémorable concert du Jonny Lang Band au Paradiso d’Amsterdam le 29 juillet 2011. Il revient en octobre 2013 en Europe pour une tournée de plusieurs dates accompagnant la sortie de “Fight for my soul”.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre page sur Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonny_Lang

 

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